Délais d'obtention de RDV ophtalmo en baisse

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Délais de RDV ophtalmo en baisse, accès aux soins visuels en hausse !

Les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous chez l’ophtalmologiste en France sont encore longs : 43 jours en moyenne*, avec de fortes disparités selon les régions. Pour autant, la nouvelle organisation des soins visuels, qui s’est progressivement mise en place depuis 2015, a sérieusement commencé à modifier la donne, avec des retombées d’ores et déjà très positives sur les délais de rendez-vous et l’accès aux soins visuels. “Et cela ne fait que commencer”, ajoute le Dr Thierry Bour, président du syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof). Explications.

Les Français ont un meilleur accès aux soins visuels

Il y a encore dix ans, tous les indicateurs étaient au rouge et le Snof tirait la sonnette d’alarme : avec un nombre d’ophtalmologistes ayant chuté de 30% entre 2003 et 2007, le doublement des départs à la retraite dès 2012, le faible nombre de postes d’internes en ophtalmologie, la profession semblait sinistrée, la pénurie d’ophtalmologistes annoncée. Concrètement, cela se traduisait pour les Français par des délais d’attente pour un rendez-vous chez l’ophtalmologiste excessivement longs, jusqu’à un an dans certaines régions. Et cela ne pouvait qu’empirer au regard du vieillissement de la population et de l’accroissement des demandes en soins visuels. Or ce contexte semble en passe d’être conjugué au passé. En tout cas, depuis 4 ans, date de la mise en place du plan de la filière visuelle, 3,1 millions de patients supplémentaires ont été pris en charge, dont 869 000 en 2018. Et ce avec le même nombre d’ophtalmologistes ! Aussi les délais pour l’obtention d’un rendez-vous sont passés de 66 à 43 jours en moyenne en l’espace de 2 ans, même s’il existe encore de grandes disparités entre les régions. S’il reste encore du chemin à parcourir pour tenir l’objectif du « zéro délai en 2022 », les chiffres en attestent déjà : les mesures portent leurs fruits et les retombées positives de la nouvelle organisation de la filière vont continuer à améliorer l’accès des Français aux soins visuels.

La forte extension de la collaboration ophtalmologistes et orthoptistes

Examen de vue ophtalmologiste orthoptiste

La pratique du travail aidé, c’est-à-dire le travail en équipe autour d’un ophtalmologiste, est la pierre angulaire de ce changement de paradigme dans l’organisation de la filière visuelle. En effet, la délégation de tâches est depuis longtemps l’un des leviers proposés pour pallier à la pénurie du nombre d’ophtalmologistes et répondre de façon sécurisée à la demande de soins. Le travail aidé concerne aujourd’hui 63% des ophtalmologistes en France (55% en 2018). Et celui-ci s’est développé dans toutes les régions, même celles où la densité d’ophtalmologistes était parmi les plus faibles. Dans la majorité des cas, les équipes sont composées d’un ophtalmologiste et de deux orthoptistes. Si ces derniers constituent un chaînon important de ces nouvelles structures, les infirmiers sont également nombreux dans ce nouveau modèle organisationnel, ainsi que les opticiens, dont la représentation est en nette hausse. Concrètement, cela a permis à l’ophtalmologiste de se concentrer sur ses missions avant tout médicales et par conséquent d’accroître considérablement l’accès aux soins des Français. Depuis 2017, cette offre de soins évolue même plus vite que la demande, estimée à +500 000 patients par an. Et les marges de manœuvre sont encore importantes puisque le Snof estime aujourd’hui à 45% le pourcentage du travail collaboratif dans la filière visuelle, ce modèle concernant dans 70% des cas des ophtalmologistes de secteur 2. L’essor du travail en équipe en secteur 1 offre donc encore un grand potentiel dans l’amélioration de cette organisation, avec pour conséquences une réduction des délais d’obtention de rendez-vous et un plus grand accès aux soins.

L’ophtalmologie française en bonne place dans les pathologies oculaires

Autre donnée positive de cette fin d’année : la France s’avère très bien placée sur le plan international dans la prise en charge de pathologies oculaires, et notamment des maladies rétiniennes. En Europe, la France arrive en tête dans la prise en charge de la DMLA. Même constat pour le dépistage et le traitement du glaucome puisque 1,48 million de patients atteints d’un glaucome sont traités et suivis par des ophtalmologistes en France, soit 2,2% de la population (1,2% en Allemagne, 0,9% en Angleterre). La France se pose ainsi en championne du dépistage du glaucome. Sans oublier la cataracte, l’opération la plus pratiquée en France avec plus de 800 000 opérations par an.


*Selon l’enquête de l’Institut CSA pour le Snof réalisée du 23 avril au 13 mai 2019.
Source : Communiqué de presse du Snof du 8 novembre 2019

 

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