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#Santé

L’Institut Universitaire du Glaucome, centre d’excellence dédié à la prise en charge du glaucome

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OPTICIENS ORTHOPTISTES OPHTALMOLOGISTES
26/01/2026

Premier hôpital en France à avoir créé un centre spécialisé en 1995, l’Hôpital National des 15-20 poursuit et amplifie ses missions de recherche et de soins autour du glaucome avec l’ouverture de l’Institut Universitaire du Glaucome, une structure qui rassemble soins d’excellence, formation de haut niveau et recherche innovante.

Pr Antoine Labbé

 

 

 

Pr Antoine Labbé
Ophtalmologiste, Professeur des Universités, Praticien Hospitalier à l’Hôpital National des 15-20, Directeur médical de l’Institut Universitaire du Glaucome.
 

 

Présidé par le Pr Jean-Philippe Nordmann et sous la direction médicale du Pr Antoine Labbé, l’Institut Universitaire du Glaucome a pour objectif d’améliorer la détection, le traitement et l’accompagnement des patients atteints de glaucome. « On se base sur le centre du glaucome, qui était une zone de l’hôpital où étaient pris en charge les patients atteints de glaucome. Mais l’Institut Universitaire du Glaucome, ce n’est pas qu’un lieu géographique, c’est une organisation universitaire avec des objectifs à la fois pédagogique, de formation, et aussi de recherche et d’excellence dans le soin. Il s’agit d’une réorganisation des forces qui travaillaient autour du glaucome », explique le Pr Antoine Labbé, directeur médical de l’institut.

Une prise en charge adaptée aux cas les plus sévères

Grâce à ses équipements de pointe et ses spécialistes du glaucome, l’institut a vocation à prendre en charge des malades complexes, pour qui la stratégie thérapeutique classique n’est pas suffisante. Les patients doivent être adressés par un ophtalmologiste de ville ou hospitalier.
« La majorité des patients traités pour un glaucome sont bien suivis et bien contrôlés par leur ophtalmologiste. L’institut ne s’adresse pas à ces patients, mais plutôt à ceux qui ont besoin d’une expertise supplémentaire. Les ressources étant malgré tout limitées, on sera obligé de sélectionnerles patients, l’objectif étant de rendre service aux personnes qui en ont besoin », détaille le Pr Antoine Labbé.
Il ajoute que la bonne prise en charge du glaucome repose sur l’expertise de spécialistes, mais également sur l’aspect humain : « Le glaucome étant une maladie chronique, le côté humain est très important. Quand on parle de glaucome, les gens pensent à la cécité, alors qu’elle ne concerne qu’une minorité des patients. Il faut donc rassurer beaucoup de patients, mais aussi avoir une prise en charge efficace pour la petite proportion qui risque d’avoir des atteintes sévères de la vision. Dans cet institut, on aura à cœur de donner les meilleurs soins, mais aussi d’être des docteurs bienveillants. » 
Pour améliorer la prise en charge et le traitement des patients, les équipes médicales travaillent étroitement avec des associations de patients, afin de se rapprocher au plus près des attentes des personnes atteintes de glaucome.

 

"C’est une organisation universitaire avec des objectifs à la fois pédagogique, de formation, et aussi de recherche et d’excellence dans le soin."
 

Chirurgie du glaucome au bloc opératoire
Chirurgie du glaucome au bloc opératoire. Pr C. Baudouin. © Hôpital National des 15-20.
 
 

Une recherche translationnelle et des formations de haut niveau

Parce que la qualité des soins repose sur les avancées scientifiques, l’Institut Universitaire du Glaucome mène une recherche clinique de haut niveau. « En tant que centre de référence, on est souvent les premiers à pouvoir bénéficier de traitements innovants », souligne le Pr Antoine Labbé en citant l’exemple des MIGS (Mini Invasive Glaucoma Surgery) : « Cela faisait plusieurs années que l’on utilisait ces chirurgies mini-invasives et que l’on participait à leur développement. Aujourd’hui, elles sont passées en pratique clinique courante mais nous avions dix ans d’avance. »

Travaillant en étroite collaboration avec les grands laboratoires pharmaceutiques qui mettent au point de nouveaux collyres et systèmes chirurgicaux, l’institut pourra proposer des innovations aux patients, avec leur accord, dans le cadre de projets de recherche clinique et d’essais cliniques standardisés.
Lié à l’Institut de la Vision, l’institut a également l’ambition de faire progresser la recherche fondamentale, sous l’impulsion du Pr Christophe Baudouin et d’un conseil scientifique rassemblant des experts renommés. Comme le détaille le Pr Antoine Labbé, « les chercheurs de l’Institut de la Vision développent de nouvelles approches, notamment sur le trabéculum. Il y a également des projets d’imagerie très innovants qui seront développés avec le Centre d’Investigation Clinique des 15-20 (Inserm). Par exemple, nous travaillons sur HOLOeye, un projet de recherche visant à étudier une machine unique au monde qui est un doppler holographique, capable de mesurer les flux sanguins dans les petits vaisseaux autour du nerf optique. L’idée est de mieux comprendre les phénomènes intriqués entre la vascularisation de la tête du nerf optique et le développement du glaucome, directement chez les patients ». Il ajoute : « On passe ainsi d’une recherche clinique à une recherche fondamentale, à la fois pour mieux comprendre les mécanismes de la maladie mais aussi développer des techniques utiles au quotidien. »
En tant que centre universitaire, l’institut joue également un rôle clé dans la formation des professionnels de santé en proposant des programmes de haut niveau sous la direction du Pr Antoine Rousseau et du Dr Emmanuelle Brasnu. « En plus de former des internes, des assistants et des chefs de clinique, on a l’objectif d’accueillir des médecins étrangers. L’Hôpital National des 15-20 accueille déjà des observateurs étrangers venant d’Afrique du Nord et d’Afrique de l’Ouest, et d’autres pays européens. L’objectif est de poursuivre pour former les médecins, à la fois ceux qui veulent se spécialiser dans le domaine du glaucome, et ceux qui ont besoin d’une formation générale, dont le glaucome fait partie. »
Depuis de nombreuses années, l’Hôpital National des 15-20 est classé 1er hôpital en France pour la prise en charge du glaucome, selon les classements de différents journaux. Pour le Pr Antoine Labbé, « cela montre que les meilleurs spécialistes du glaucome sont déjà là ». Il ajoute : « Aujourd’hui, l’objectif est de les faire mieux travailler ensemble pour rester leader au niveau national, mais aussi être reconnu au niveau international dans la prise en charge du glaucome. »

 
Doppler holographique

Propos recueillis par Sophie Vo.
 

 

Nicolas Péju

 

 

 

Nicolas Péju
Directeur général de l'Hôpital National des 15-20.
 

 

 

 

L’Hôpital national des 15-20 est le premier hôpital parisien à être raccordé au réseau de froid urbain de la ville.

Depuis le 22 mai 2025, l’Hôpital National des 15-20 bénéficie d’un système de climatisation durable par le réseau de froid urbain de la ville de Paris, exploité par Fraîcheur de Paris. Construit au début des années 1960, l’établissement était jusqu’alors équipé de groupes frigorifiques vieillissants et seuls quelques espaces étaient climatisés.
« Le bâtiment, conçu à une époque où l’énergie n’était pas un sujet de préoccupation, est peu performant sur le plan énergétique, alors que les vagues de chaleur sont de plus en plus fortes. De fait, notre premier objectif a été d’accéder à une source de fraîcheur plus puissante, pour le confort de nos patients et de nos professionnels. Le raccordement à Fraîcheur de Paris a été choisi car la quantité de froid qui nous est délivrée va nous permettre d’étendre les zones rafraîchies, dans les années à venir », explique Nicolas Péju, directeur général de l’hôpital.
Avec le réseau de froid urbain, la production de froid est assurée en grande partie par des centrales fonctionnant grâce à l’eau de la Seine. L’eau acheminée à 7° en été circule par un réseau souterrain jusqu’à un échangeur thermique dans les sous-sols de l’hôpital, ce qui permet d’alimenter en froid les espaces de l’hôpital.
« L’hôpital a une consommation énergétique très importante, avec des blocs opératoires qui tournent en permanence et une ouverture 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Pour produire la même quantité de froid que nous, Fraîcheur de Paris consomme deux fois moins d’énergie. Ce raccordement est donc une opération environnementalement vertueuse pour l’hôpital. Il s’agit aussi d’un investissement à long terme sur le plan économique, car nous allons réduire notre facture d’électricité », précise Nicolas Péju. Il ajoute que cette opération s’inscrit dans un plan global visant à réduire la consommation énergétique : « La prochaine étape est la rénovation des façades. En parallèle, d’autres actions sont menées telles que l’incitation à la mobilité douce, la réduction des déchets, ou la végétalisation. Au-delà des obligations réglementaires, ces démarches viennent d’une volonté de la communauté hospitalière, très mobilisée sur ce sujet. »
 

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